Les blessures en rugby à XV : revue & analyse des derniers chiffres

Quelles sont les blessures les plus fréquentes ? Quand apparaissent-elles ? Qui est le plus sujet à la blessure? Comment se blesse-t-on le plus souvent? Quels sont les sites les plus touchés ? Quels sont les facteurs à prendre en considération ?

Le sujet des blessures dans le rugby à XV fait émerger une multitude de question chez le praticien comme chez l’athlète. Le rugby actuel est souvent décrit comme de plus en plus «  violent » ou «  traumatisant ». Ces affirmations générales et, par conséquent,  pas forcément exactes se basent sur les évolutions de ce sport depuis sa création et des contraintes qui en résultent. Les blessures ont, elles aussi, évoluées que ce soit dans leur nombre ou dans leurs types. L’objectif de cet article est de définir « en quoi » le rugby à XV est devenu plus sollicitant et de dresser le spectre de l’apparition des blessures correspondant.

Bien évidemment, il est important de préciser que les chiffres présentés ne sont pas exhaustifs car ils appartiennent toujours à un contexte précis et doivent plutôt être interprétés comme des « tendances ». De plus, dans un soucis de lisibilité, certains chiffres ne seront pas présentés. Vous pourrez les retrouver dans « le petit guide des statistiques sur les blessures » qui est une fiche de synthèse avec toutes les valeurs des concepts exposés ci dessous.

Évolution des contraintes

Depuis sa professionnalisation en 1995, le rugby à XV connaît une augmentation significative des contraintes physiques et physiologiques pour les joueurs. Bien que les valeurs soient différentes en fonction du niveau, cette tendance se décline du niveau international au niveau amateur. Il est logique de s’interroger sur la façon dont ces évolutions ont modifié les caractéristiques des blessures.

Fig.1. Evolution du ball in play lors de chaque RWC.

Sur ce graphique, on observe une nette augmentation du temps de jeu effectif (ou Ball in play : BIP) depuis 1995 avec près de 10 minutes de différence entre 1995 et 2019. Ce résultat suggère que les joueurs passent davantage de temps en action plutôt qu’en récupération. Il en résulte donc une augmentation de la contrainte physiologique.

Fig.2. Nombre de plaquages et de rucks par équipe lors des RWC

Parallèlement, on note également un accroissement significatif, presque linéaire, du nombre d’action de combat. Entre 2003 et 2019, la différence est de +34%  pour les plaquages et de +21% pour les rucks. On constate donc que le nombre de collisions à incontestablement augmenté conduisant à une contrainte métabolique plus élevée pour les joueurs.

Fig.3.a. Nombre de possession par match lors des RWC
Fig.3.b. Nombre de phase par possession par match lors des RWC.

Pour bien analyser ces données il faut lire les deux courbes en parallèle. D’un côté, on remarque que le nombre moyen de possession par match a nettement diminué (-29,6 possessions/match) depuis 1995. D’autre part, le nombre moyen de phase (ou temps de jeu) par possession a significativement augmenté (+76,4%). Ces deux tendances ajoutées au BIP en augmentation attestent que la longueur moyenne des séquences a incontestablement augmenté, ce qui demande au joueur de fournir des efforts de haute intensité prolongés mettant en jeu du combat et des courses augmentant ainsi l’exposition des joueurs.

Ce qu’il faut retenir :

  • Un Ball in play en augmentation
  • Un nombre de collision plus important
  • Des séquences de plus en plus longues (moins de séquences, mais avec plus de phases de jeu)

L’athlète est aujourd’hui confronté à davantage de temps en action avec une contrainte d’enchaînement de tâche plus importante. Ceci augmente premièrement le risque « statistique » de blessure. Forcément, plus le temps de jeu effectif est haut et plus les joueurs sont exposés au risque d’incident. Deuxièmement, la capacité à répéter des actions de haute intensité imposée par des séquences plus longues amène le rugbyman à accomplir des actions dans un état de fatigue considérable qui engendre une dégradation de la technique de réalisation. Il a été montré que cette dimension « technique » avait une relation importante avec l’apparition des blessures, notamment au niveau des commotions cérébrales pour la technique de plaquage par exemple. Cette baisse d’efficacité induit des mauvais comportements, des postures inadéquates et des intensités incontrôlées qui augmentent le risque d’incident.

L’évolution du jeu et de la demande physique du joueur de rugby à XV constitue donc un facteur important dans l’évolution des blessures. Toutefois, les traumatismes sont dus à une convergence de paramètres et dépendent donc d’une multitude de facteurs comme nous le verrons plus loin.

Évolution des blessures

Les blessures en chiffres

Parmi le grand nombre de chiffres présentés dans la multitude d’études qui traitent de ce sujet, ceux qui ressortent fréquemment se divisent en deux catégories : Match vs entraînement. Les données évoquées sont généralement exprimées en nombre de cas pour 1000h de pratique.

En match :

Fig.4. Nombre de blessure/ 1000h de match en fonction de la saison.
Fig.5. Nombre de jours d’absence par blessure en fonction de la saison.
Fig.6. Nombre de jours d’absence/1000h de match en fonction de la saison.

D’après ces trois courbes, on constate que le nombre total de blessure n’a pas significativement augmenté depuis 2003. Cependant, on constate que la sévérité (nombre de jours d’absence par blessure) connaît un accroissement presque linéaire. Une amplification semblable est observée pour le nombre de jours d’absence/1000h de match. Ces 3 résultats signifient que même si le nombre de blessure n’a pas forcément augmenté, aujourd’hui elles ont un caractère beaucoup plus grave et engendrent de plus longues périodes de convalescence.

Dans les analyses portant sur de multiples saisons, le nombre moyen de blessures est calculé à environ 100 à 110 blessures / 1000h de match représentant un risque de blessure de ±10% par match selon les études. Par ailleurs, la durée d’absence moyenne par blessure (ou sévérité) est évaluée à 40 jours d’absence/blessure apparue en compétition. Enfin, si on combine ces deux paramètres on obtient une durée d’absence de 3401 jours/1000 h de match.

A l’entraînement :

Comparé aux chiffres correspondants au contexte compétitif, le nombre de blessure est nettement inférieur en situation d’entraînement. Le nombre est de 3 blessures / 1000 h d’entraînement, ce qui signifie plus clairement que pour un groupe d’entraînement de 40 joueurs, il existe un risque moyen de 3 blessures toutes les 25h d’entraînement. Parallèlement la sévérité des blessures est de 37 jours d’absence / blessure à l’entraînement, et la charge moyenne est de 106 jours d’absence / 1000h d’entraînement.

Comment les blessures apparaissent-elles ?

C’est une question qu’il est intéressant de se poser, même si l’on peut conjecturer que les phases de combats seraient davantage à l’origine de blessures que les autres actions d’un match de rugby, on dispose de moins d’information à ce sujet.

Fig.7. Pourcentage de blessure en match en fonction de l’évènement

On observe que le plaquage est l’action la plus propice à la blessure, que ce soit en plaquant ou en se faisant plaquer et représente presque 50% des accidents. Nous pouvons également observer que le nombre de blessures apparues « en plaquant » (tackling) a beaucoup augmenté sur la saison 2017-2018 par rapport aux moyennes des saisons 2002 à 2017.

Quel type est le plus fréquent ? 

Connaître les types de blessures qui apparaissent le plus souvent ainsi que leur degré de sévérité permet d’avoir une bonne idée des contraintes et d’anticiper les zones à risque chez les athlètes.

Fig.8. Nombre de blessure et nombre de matchs manqué par type

L’atteinte ligamentaire est la plus fréquemment touchée suivie par la fracture.  Ces deux catégories sont également celles qui engendrent le plus de matchs manqués pour les joueurs. Enfin, on remarque que les commotions (concussion) occupent une place importante.

Ces résultats s’expliquent en aparté par l’augmentation significative du nombre de commotion depuis 2002.

Fig.9. Nombre de commotion pour 1000h de match en fonction des saisons

On peut nuancer la dynamique explicite de cette courbe par le fait que les commotions cérébrales ne faisaient pas l’objet d’une grande vigilance jusqu’à récemment. On ne recensait que les commotions « visibles » qui représentent une proportion minoritaire.

Quels sites sont les plus touchés ? 

Après avoir analysé le genre de blessure le plus courant, il est important de connaître les sites anatomiques les plus « à risque » en rugby à XV.

Fig.10. Nombre de blessure et nombre de matchs manqués par site.

Parmi ces sites, on retient que l’épaule, la cheville et le genou sont les 3 significativement plus impactés que les autres, avec un nombre de matchs manqués également supérieur. Toutefois, on remarque que les ischio-jambier et la main sont des sites anatomiques avec un nombre d’incident faible pour des délais de convalescence élevés.

Fig.11. Pourcentage de blessure en fonction du site

Sur ce graphique tiré d’une autre étude on retrouve des résultats légèrement différents, notamment au niveau de la tête car il inclut les commotions contrairement au graphique précédent. D’autre part, on retrouve des pourcentages plus élevés pour les blessures à la cheville, au genou et à l’épaule. Enfin nous pouvons remarquer que les blessures musculaires du membre inférieur occupent également une part importante sur ce graphique car il englobe quadriceps et ischio-jambiers.

Fig.12. Classement des cinq blessures les plus fréquentes pour chaque saison de 2012 à 2018 en fonction du ratio d’incident associé (nombre d’incident/1000h de match)
Fig.13. Classement des cinq blessures ayant la plus grande charge pour chaque saison de 2012 à 2018 en fonction du nombre de jours d’absence (nombre de jours d’absence/1000h de match).

Dans ce spectre des blessures les plus fréquentes, les genoux et les chevilles occupent une place importante. En effet, le rugby, comme tout sport « de pivot », met en jeu des contraintes multidirectionnelles sur les segments avec souvent un haut niveau de vitesse ou d’intensité. Cela crée des torsions entre les différents étages articulaires qui perturbent la stabilité de la structure corporelle. Si l’on prend l’action la plus traumatisante : se faire plaquer (voir plus haut), lorsque l’on subit un plaquage à deux adversaires simultanés, notre corps reçoit deux forces d’intensité et de direction différente appliquée à deux niveaux distincts (à la jambe et au tronc par exemple). Ajouté à la vitesse et la posture du porteur de balle, on imagine très bien l’impact de ces contraintes sur la stabilité de la structure. Par conséquent, ces pressions demandent un réajustement moteur très rapide et d’une très grande force chez l’attaquant qui peut conduire à une blessure de cheville ou de genou.

Pour les blessures musculaires des membres inférieurs, les causes sont similaires, l’exposition prolongée aux hautes vitesses, les impacts et les postures en amplitude forcée imposés par les contacts conduisent souvent à des lésions myo-aponévrotiques sur le train inférieur.

Concernant l’épaule, les chiffres qui montrent que cet  étage articulaire est très fréquemment touché sont en cohérence avec l’augmentation des collisions et notamment des plaquages. En effet, sur cette action en particulier, l’articulation de l’épaule est la principale zone de contact pour faire tomber l’adversaire. L’épaule est donc considérablement exposée sur cette action, mais on retrouve également des blessures sur des chutes lorsque le joueur passe au sol.

Les commotions peuvent, quant à elles, provenir de plusieurs facteurs. Premièrement, la logique interne du rugby où l’on doit avancer vers le camp adverse en toute circonstance impose une posture inclinée vers l’avant (ce qui permet une meilleure orientation de la force dans la modalité horizontale) pour repousser ou accélérer. Ce comportement (tête en avant) expose particulièrement la tête aux chocs directs sur les actions réalisées avec beaucoup d’intensité. La composante technique joue un rôle important (un bon placement de la tête lors du plaquage par exemple) dans la prévention de cet incident, mais ne permet pas toujours de les éviter. Par ailleurs, les commotions cérébrales peuvent être provoquées par une accélération (ou décélération) intense de la tête. En effet il a été prouvé qu’un manque de force au niveau cervical entraîne un « blocage » insuffisant. Ce manque de stabilité, peut, dans certaines actions conduire à une commotion cérébrale sans choc direct avec la tête. Pour illustrer cela, prenons un joueur allant à la percussion. Ce dernier va se lancer dans une posture de poussée (tronc incliné) le plus vite possible sur son adversaire, au moment du contact, son centre de gravité est stoppé net et passe brusquement d’une vitesse donnée à une vitesse nulle (voire négative en cas de plaquage positif adverse). Lors de cette décélération intense (au moins 3 m.s2) il va y avoir une propagation proximo-distale du choc. Si le joueur manque de force pour stabiliser sa tête, alors cette dernière va avoir un mouvement de direction et d’intensité relative au choc en déphasage avec le centre de masse. Dans ce cas-là, le cerveau vient percuter la boîte crânienne ce qui entraîne la commotion.

Description : Oakville Chiropractor: Concussion Treatment Acupuncture
Mouvement de la tête lors d’un contact en cas de verrouillage insuffisant

Quels postes sont les plus à risque ?  

Les différences dans les profils d’activités au rugby à XV selon le poste sont très connues aujourd’hui. Cependant il semble important de savoir dans quelles mesures ces particularités entre les postes peuvent influencer le risque de blessure.

Fig.14. Nombre d’incident/1000h de match en fonction du poste de jeu

D’après ce graphique, on voit que les premières lignes et plus particulièrement les talonneurs sont les postes les plus touchés chez les avants, alors que les charnières (9 et 10) sont les exposés chez les arrières. Ces résultats s’expliquent en partie par le fait que les piliers et talonneurs sont particulièrement concernés par les tâches de combat de toute sorte (Plaquage, ruck, maul, mélée…). Les charnières, quant à eux, ont une grosse activité. Ce sont eux qui touchent le plus le ballon et sont, de ce fait, très exposés aux contacts adverses. D’autant plus que leur rôle fondamental dans la stratégie et l’orientation du jeu les rendent particulièrement visés par les adversaires.

Existe-il des différences en fonction de l’âge ?

Comparé aux données des blessures chez les seniors exposés en première partie, les jeunes semblent moins impactés avec 31.4 blessures/ 1000h de match chez les jeunes.

Les différences par niveau  

On pense naturellement qu’il existe des distinctions entre les différents niveaux concernant les blessures. Avec l’idée que les professionnels seraient davantage exposés que les niveaux amateurs et espoirs. Ces hypothèses ne se vérifient pas systématiquement. Avec 134 à 701/ 1000h match chez les amateurs, 115 à 825 / 1000h match chez les semi-pros et 58 à 200 / 1000h match pour les pros. Ces chiffres, tirés d’une première étude montrent que, malgré les contraintes plus importantes, le suivi plus précis des rugbymans pros semblerait limiter le nombre de blessure.

Dans une deuxième étude, on constate que les pros et les espoirs enregistrent le même nombre de blessures, cependant celles des pros seraient plus sévères avec un nombre de matchs manqués plus important que les espoirs. L’entraînement reste toujours inférieur aux autres contextes à propos du nombre et de la sévérité des blessures.

Fig.15. Nombre de blessure et de matchs manqués en fonction du niveau de jeu.

Grâce à ces données on remarque que les professionnels n’ont pas systématiquement un nombre de blessure plus élevé que des niveaux inférieurs, sans doute en raison d’un meilleur suivi médical et d’une préparation physique plus importante. Cependant, ils semblent exposés à des blessures plus sévères engendrant de nombreux jours de convalescence.

Quand apparaissent-elles ?

C’est un volet passionnant et assez actuel. Le nombre de blessure et/ou leur sévérité varie-t-il au cours d’une saison sportive ? Aujourd’hui, certains phénomènes semblent se répéter avec des périodes qui seraient plus touchées que d’autres.

En match :

Fig.16. Nombre de blessure/ 1000 h de match en fonction du mois.

D’après cet histogramme, on peut identifier 4 périodes de 2 intensités différentes. Les mois de septembre et avril sont ceux où l’on recense en moyenne le plus d’incident, suivis des mois de décembre et février. A l’heure actuelle, nous ne pouvons qu’être descriptifs à propos de ces phénomènes car malgré certaines hypothèses avancées (enchaînement des matchs, différence brutale entre charge chronique et aiguë dans certaines périodes, conditions climatiques…) aucune n’est aujourd’hui clairement retenue et validée.

A l’entrainement :

Fig.17. Nombre de blessure/ 1000 h d’entraînement en fonction du mois.

Pour le cas de l’entraînement, les mois qui enregistrent le plus de blessure (juin, juillet, août, février et mai) sont aussi les périodes dans lesquelles les joueurs subissent une charge d’entraînement plus importante.

Par ailleurs, outre le fait de connaître les périodes à risque dans une saison sportive, les praticiens et particulièrement les entraîneurs se questionnent sur les capacités d’enchaînement des joueurs. Bien que chaque joueur possède une capacité individualisée à jouer des matchs consécutifs sans se blesser, il existe une valeur seuil statistique après laquelle le risque d’incident devient de plus en plus fort.

Les joueurs qui ont été confrontés à une exposition faible (<15) ou exceptionnellement élevée (>35) lors de 12 mois de match ont un risque de blessure significativement différent (plus élevé pour ceux ayant participé à plus de matchs).

Fig.18. Association linéaire entre le risque de blessure et le nombre de match mensuel avec 90% d’intervalle de confiance.

D’après cette droite on remarque que les expositions aux matchs mensuels sont associées de manière linéaire et positive au risque de blessure. De plus, on constate qu’après 4 matchs consécutifs, le risque de blessure augmente significativement de manière caractéristique et sort de la zone de risque neutre (zone grisée sur le graphe). Ces résultats signifient que les entraîneurs ont tout intérêt à effectuer des rotations dans les compositions afin de ne pas surexposer leurs joueurs au risque de blessure.

Si vous souhaitez connaitre les valeurs exactes pour toutes les parties développées plus haut, n’oubliez pas de télécharger « le petit guide des statistiques sur les blessures ». Vous y trouverez tous les tableaux et les chiffres dans leur totalité.

Rôle du Préparateur physique

Avec toutes ces données, les professionnels de la préparation physique et de la prévention des blessures ont un rôle prépondérant pour limiter les incidents chez les joueurs.

Le PP doit prendre en compte le maximum de facteurs ayant une influence sur l’apparition des blessures en rugby à XV. Ils se décomposent en 2 parties : les facteurs intrinsèques internes au joueur (exemple : antécédents de blessures, âge,  faiblesse fonctionnelle…) et extrinsèques externes au joueur (exemple : surface du terrain, conditions climatiques, programme d’entraînement…). Il en existe une multitude qui peuvent tous avoir une influence sur l’émergence d’un incident. On sait que la blessure provient d’une addition complexe d’une multitude de facteurs, en tant que scientifiques nous tentons de simplifier les modèles et de hiérarchiser les paramètres mais nous savons aussi qu’un facteur majeur n’a pas systématiquement un impact majeur et qu’un facteur mineur, associé à d’autres marqueurs, peut avoir une influence majeure sur les phénomènes qui se produisent.  Parmi ces paramètres intrinsèques et extrinsèques, le professionnel doit identifier ceux qui sont modifiables et ceux qui ne le sont pas afin d’ajuster son action, soit pour éviter qu’une blessure apparaisse (prévention primaire), soit pour empêcher qu’elle ne se reproduise (prévention secondaire). Ces facteurs sont très nombreux et ferons l’objet d’une analyse plus détaillée lors d’un prochain article (exemple : impact de la surface du terrain sur les blessures…).


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