Développement de la PMA du rugbyman: la méthode intégrée

Répondre aux exigences du rugby actuel

Les caractéristiques physiques des joueurs de rugby et les différences entre les postes de jeu sont  aujourd’hui très étudiées. Ce sport est défini comme une activité intermittente de haute intensité d’affrontement et d’évitement alternant des phases de combat et de courses.  L’activité nécessite des capacités de force, de vitesse, et d’endurance surtout dans la  répétition d’actions intenses entrecoupées de phases de récupération de durée et d’intensité aléatoires. Les analyses des dernières compétitions internationales montrent une augmentation linéaire du Ball in Play (BIP=temps de jeu effectif) avec un nombre de séquence qui diminue. Il en résulte des séquences de jeu de plus en plus longues dans lesquelles les joueurs vont être soumis à la répétition d’action intense.

Un certain nombre d’auteurs ont étudié l’impact de la capacité à produire des actions de haute intensité par les joueurs sur la performance en match. Les sujets produisant un plus grand nombre de Repeated High Intensity Excercise (RHIE) qui représente la production de minimum 3 actions intenses (sprint, accélération intense, ruck, plaquage, maul) dans un temps de 21’’ ainsi qu’une plus grande quantité de High Intensity Activity (HIA) sont également les plus performants.

Cependant, comme écrit ci-dessus, il existe de grandes différences de tâches en fonction du poste occupé. Ce n’est plus à prouver, mais rappelons que les avants sont plus lourds, plus grands et ont une masse grasse plus importante que les arrières. Ces derniers parcourent davantage de distance à haute vitesse avec un nombre de sprint plus important et un métrage minute supérieur aux avants, à contrario les avants accomplissent davantage de RHIE avec un nombre d’action de combat supérieur aux arrières. De façon globale les avants ont un ratio d’effort plus important que les arrières. Mais la spécificité de l’activité fait qu’à l’intérieur de chaque ligne, il existe des différences significatives entre les postes (1L, 2L, 3L, demi centre, champ profond). Le consensus qui se dégage à travers ces données est que l’ensemble des joueurs doit avoir une condition physique élevée afin de répondre à leurs tâches spécifiques.

Le principal enjeu pour les staffs de préparation physique est d’obtenir des améliorations physiologiques pour les joueurs qui leurs permettront de performer en situation de match.

Développer ses qualités aérobies en associant des coordinations  motrices spécifiques ?

Depuis de très nombreuses années, le développement du métabolisme aérobie est une priorité fondamentale d’une multitude de sports (individuels et collectifs). Un grand nombre de professionnels et de scientifiques ont expérimenté cette qualité physique afin de trouver les méthodes les plus efficaces pour leurs athlètes. Dans les sports collectifs tels que le rugby et le football, nous avons longtemps utilisé des méthodes de développement de Vo2max basées sur de la course à pied venues pour une majorité d’entre elles de l’athlétisme.

Certes, les résultats étaient satisfaisants concernant l’amélioration des capacités aérobies, mais les professionnels ce sont tout de même interrogés sur la possibilité d’obtenir de meilleurs résultats en utilisant des méthodes plus spécifiques.

Effectivement, comme vu en première partie, les sports collectifs et plus particulièrement le rugby proposent des profils d’activité très différents en fonction du poste. Ainsi on pouvait s’interroger sur l’intérêt, en tenant compte de la balance bénéfice-risque, de proposer des contenus uniquement basés sur la course à des premières lignes pour ne citer que cet exemple.

Certes, leur Vo2max va augmenter, mais à quel prix ? (blessures, fatigue) Existerait-il un moyen d’améliorer les capacités de mes athlètes sur le terrain en tenant compte de leurs réels besoins ?

En rugby, l’entraînement aérobie intégré est de plus en plus utilisé. Sous forme de « fitness game » et de travail intermittent répétant des actions spécifiques à l’activité. Aujourd’hui , on observe de plus en plus l’utilisation de l’entraînement rugby à haute intensité avec des consignes spécifiques qui permettent aux joueurs de vivre à l’entraînement des conditions similaires voire supérieures en match en utilisant le « worst case scenario » par exemple (cette partie fera l’objet d’un article ultérieur).

Bénéfices de la méthode intégrée

La méthode intégrée = améliorations similaires des capacités aérobies

De récentes études ont montré que l’entraînement intermittent de haute intensité permet d’améliorer le métabolisme aérobie des joueurs, conduisant à une modification de la capacité à répéter des actions sur une sollicitation mettant en jeu les facteurs centraux de VO2max. Parallèlement, notamment dans le domaine du football, de récentes études ont démontré que l’entraînement aérobie spécifique pouvait améliorer les performances des joueurs. Ainsi les jeux réduits et l’entraînement aérobie intermittent ont un effet positif similaire sur le métabolisme aérobie, les facteurs périphériques, le métabolisme anaérobie (régulation H + et capacité tampon) et la capacité à répéter des actions de haute intensité avec des changements directionnels. L’utilisation de cette forme d’entraînement spécifique serait donc un moyen adéquat pour développer les qualités physiques en intégrant le travail technico-tactique.

La méthode intégrée= perçue moins intense

De plus, l’entraînement intermittent aérobie « général » était subjectivement perçu par les participants comme plus intense alors qu’aucune différence objective de sollicitation n’a été relevée entre les groupes expérimentaux (9). Le même métrage par minute ainsi que des sollicitations cardiorespiratoires similaires ont été observées chez les deux groupes expérimentaux (8) engendrant des adaptations métaboliques de mêmes envergures.

Cela signifie que pour un même volume d’entraînement, la charge globale sera significativement inférieure après un travail intégré par rapport au travail dissocié.

Illustrons par un exemple simple de calcul de charge avec la note RPE concernant le même athlète :

Athlète A :

25 min de PMA dissociée

RPE= 8

Charge = 25×8= 200 UA

Athlète A :

25 min de PMA intégrée

RPE= 6

Charge= 25×6 = 150 UA

Avec cet exemple simple, on voit bien que pour le même athlète, la méthode intégrée permet d’obtenir la même charge externe ( quantité objective de travail) , pour une charge interne inférieure (perception subjective) ce qui mène à une charge totale inférieure , et donc à une meilleure capacité d’enchaînement des entraînements dans une semaine classique.

La méthode intégrée = travail plus plaisant

Le plaisir perçu par les athlètes était effectivement significativement supérieur lorsqu’un travail de développement de PMA intégré était proposé par rapport à un entraînement de PMA dissocié.

Selon moi, ce paramètre n’est pas à négliger. On sait qu’un travail réalisé à contre-cœur ne donnera pas le résultat espéré. De plus, cette forme d’entraînement est généralement très bien vécue par les joueurs qui sortent de ce travail avec de bonnes sensations.

La méthode intégrée= un bon moyen d’apprentissage moteur ?

A ma connaissance, les effets d’un entraînement aérobie intégré sur l’amélioration des qualités techniques ou motrices n’a jamais été prouvé car très difficile à mettre en place dans un protocole scientifique. Cependant on peut aisément imaginer que le rugbyman qui va enchaîner les actions spécifiques dans un travail énergétique va, à minima, améliorer ses coordinations motrices par l’effet répétition. Même si l’objectif n’est pas d’obtenir des améliorations techniques, on peut penser que le fait de plaquer ou rucker et d’appliquer les bonnes tensions et les bonnes actions mécaniques vont permettre à l’athlète de s’habituer à réaliser ces tâches dans un contexte de fatigue qu’il retrouvera en match.

Enfin, cette méthode me paraît encore plus intéressante sur les publics adolescents en âge de développer leur VO2max (U14 à U18), car on sait qu’ils enregistrent des progrès rapides et durables dans le temps lorsqu’ils sont amenés à répéter des coordinations motrices différentes. Pour ce public-là, on pourrait viser un réel apprentissage moteur grâce à la PMA intégrée et améliorer 2 qualités physiques simultanément.

En résumé la méthode intégrée :

  • Permet d’obtenir les mêmes améliorations de VMA (et donc indirectement VO2max et coût énergétique)
  • Est perçue moins intense
  • Conduit à une charge de travail inférieure
  • Est plus plaisante
  • Permet de répéter des schémas moteurs spécifiques pouvant conduire à des améliorations motrices.

Pour aller plus loin

Pour approfondir le sujet, j’ai résumé ci-dessous l’étude scientifique que j’ai menée sur les différences physiologiques entre la méthode dissociée et intégrée.

Par ailleurs, vous pouvez retrouver des exemples de séances intégrées, ainsi que des points essentiels à respecter lors de vos entraînements énergétiques dans le « petit guide de développement de la PMA en méthode intégrée ». La vente de ces guides nous aide à financer le site.

Résumé de l’étude

J’ai mené cette étude en collaboration avec Christophe Hautier et avec l’appui d’Arthur Pater et Baptiste Bouquet.

Objectif : L’étude visait à comparer les effets d’un entraînement en puissance maximale aérobie dissocié vs un entraînement en puissance maximale aérobie intégrée sur la Vitesse Maximale Aérobie Intermittente, les qualités d’explosivité horizontale, la fatigue et le plaisir perçu.

Sujets : 65 joueurs juniors de l’ASVEL rugby ont été répartis en 3 groupes nommés PMAD, PMAI, et GC

Protocole expérimental : PMAI et PMAD ont réalisé un protocole de 6 semaines comprenant 10 séances aérobies dissociées ou intégrées de même ratio (seule la modalité différait) en fonction de leur groupe d’appartenance. La VMA intermittente (30-15 IFT) a été évaluée 3 fois (pré test, post test, re test) ainsi que le poids, la taille et l’explosivité horizontale. Au cours du protocole, la fatigue ressentie ainsi que le plaisir perçu par les joueurs, ont été relevés pour chaque séance. Un questionnaire d’état de fatigue a été distribué en pré test afin de vérifier qu’il n’y ait pas de différences significatives entre les groupes.

Principaux résultats : PMAD et PMAI ont enregistré un gain de VMAI significatif de même envergure (2.7% vs 2.2% respectivement) alors que GC n’avait pas évolué. Au cours de la période d’entraînement, PMAI percevait un RPE significativement inférieur à PMAD alors que le plaisir ressenti semblait être supérieur ou égal selon la catégorie d’âge.

Analyse des résultats

Premièrement, nous pouvons en déduire que l’augmentation potentielle du VO2max s’est principalement réalisée par le biais d’une amélioration des facteurs périphériques de ce dernier, car, les séances mises en place proposaient des actions requérant un travail musculaire important répété, qui aurait engendré potentiellement une acidose locale. L’apparition de cette dernière ne permettrait pas d’atteindre des intensités cardiaques et ventilatoires susceptibles d’améliorer le débit cardiaque maximal (Qmax), c’est pourquoi nous avons pronostiqué que les améliorations seraient majoritairement d’ordre périphérique. Plus précisément, les groupes PMAI et PMAD ont probablement amélioré leur capacité de transport et de diffusion locale en O2 par le biais d’une capillarisation musculaire ainsi que d’une amélioration des mécanismes oxydatifs via une augmentation du nombre et de l’activité enzymatique et mitochondriale. Ces paramètres permettent d’augmenter la différence artério-veineuse (d (a-v) O2) qui va contribuer à augmenter le gradient de pression au niveau cardio-respiratoire (favorisant la diffusion), et qui, plus directement, conduit théoriquement a une amélioration du VO2max.

Deuxièmement, malgré le paramétrage de l’entraînement ciblant ces facteurs périphériques, il est difficile d’isoler un aspect bien défini, c’est pourquoi on peut tout de même déduire qu’au niveau pulmonaire, les participants auraient amélioré leur capacité de diffusion par le biais d’une augmentation de la surface de diffusion permettant une meilleure utilisation des alvéoles et des capillaires.

Troisièmement, au niveau cardio-vasculaire, nous pouvons penser que le débit cardiaque maximal (Qmax) a été légèrement modifié. Plus précisément , les sujets auraient augmenté leur volume sanguin total ,outre le fait que ce phénomène engendre une diminution de l’hématocrite (malgré l’augmentation de globules rouges) rendant le sang plus fluide favorable aux échanges gazeux, il permet un remplissage ventriculaire amplifié ajouté a une amélioration de la contractilité cardiaque ainsi qu’une diminution des résistances périphériques permettant une meilleure éjection. Ces paramètres conduiraient les sujets à augmenter leur Volume d’Ejection Systolique maximal (VESmax) conduisant à accroître leur débit cardiaque maximal (Qmax). Par ailleurs, ces actions nécessitant un travail musculaire important (décélérations/accélérations), elles induiraient une contribution glycolytique plus élevée entraînant une concentration plus élevée de lactate dans le sang. Par rapport aux résultats obtenus on peut penser que ces méthodes sont pertinentes afin d’améliorer la VMA 30-15 IFT car elles créent de nouvelles adaptations du métabolique de la glycolyse anaérobie et lui permettent de participer davantage et plus rapidement au métabolisme énergétique en impliquant un travail musculaire majoré et répété. Nous pouvons également penser que ces méthodes d’entraînements de haute intensité améliorent l’efficacité des systèmes tampons et des transporteurs de lactates (MCT), permettant de retarder l’effet limitant de l’acidose, ce qui aurait un effet bénéfique pour la diffusion d’O2 entre capillaire et cellule musculaire.

L’augmentation de la VMA 30-15 IFT pourrait être également due à une amélioration de l’économie de course des sujets qui auraient développé leur capacité à changer de direction et à reproduire des actions de haute intensité avec un travail musculaire (freinage-démarrage) moins limitant.

QUID des autres facteurs de performances ?

Concernant les autres facteurs de performance évalués dans cette étude, (cf. : explosivité horizontale), nous n’avons observé aucun effet du programme d’entraînement avec une augmentation des performances chez les trois groupes expérimentaux. Pour notre expérience, nous avons donc présumé que ce phénomène était majoritairement dû à un effet d’apprentissage chez ces jeunes catégories d’âges qui ont peu vécu le test du Broad Jump (notamment les U16) qui nécessite une coordination motrice particulière. Nous ne pouvons donc pas confirmer l’hypothèse que l’entraînement en PMAI améliorerait les facteurs neuromusculaires tels que le recrutement temporel , spatial et la diminution de la fréquence de décharge par le biais des composantes pliométriques (compliance-raideur) de certaines actions proposées lors des séances de PMAI (placage , duel …) permettant d’exprimer un haut niveau de force dans un temps court. Nous pouvons également supposer en complément, que l’entraînement aérobie associé à des efforts explosifs, pourrait donner lieu à certaines interférences entre les métabolismes. Au vu des résultats, nous ne pouvons donc pas confirmer l’hypothèse selon laquelle les sujets auraient amélioré leur efficacité mécanique (économie de course) donnée par le rapport entre l’énergie dépensée et le travail fourni, à l’aide d’une optimisation des capacités pliométriques.

Impacts sur la charge d’entraînement

D’après les résultats obtenus, nous pouvons affirmer que le type d’entraînement proposé possède une incidence sur la perception de l’effort et sur la motivation. Plus précisément, on obtient un RPE différent entre les deux groupes avec un volume de travail égal conduisant à une charge de travail interne inférieure chez PMAI. En confrontant ces données avec le plaisir perçu on remarque que pour PMAI, ce dernier est supérieur ou égal à PMAD. De cette façon, on peut penser que l’entraînement en PMAI est pertinent, car il permet d’avoir une motivation supérieure ou équivalente pour une charge interne inférieure, permettant une meilleure récupération, une meilleure qualité d’exécution ainsi qu’une assimilation des contenus technico-tactiques plus importante.

Conclusion

En accord avec la littérature ces résultats montrent que les deux méthodes d’entraînement induisent des améliorations de même envergure sur les capacités aérobies intermittentes et la capacité à changer de direction, avec PMAI qui représente une forme de travail subjectivement moins intense pour une motivation plus importante ou égale à PMAD. Dorénavant, les entraîneurs et les préparateurs physiques concernés, seront en mesure de faire un choix entre ces deux méthodes en fonction de leurs différents objectifs et pourront ainsi perfectionner l’efficacité de leurs entraînements.

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